Inaltérabilité
Les données d'encaissement (tickets, factures, totaux journaliers) ne peuvent être modifiées ni supprimées après enregistrement. Toute correction laisse une trace horodatée, accessible à l'administration fiscale.
La norme NF525 s'appuie sur l'article 286-I-3 bis du Code général des impôts, introduit par la Loi de Finances pour 2016 (article 88) et précisé par le BOI-TVA-DECLA-30-10-30. L'article impose à tout assujetti à la TVA qui enregistre les règlements de ses clients au moyen d'un logiciel ou d'un système de caisse d'utiliser un logiciel ou un système satisfaisant à des conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données.
Les données d'encaissement (tickets, factures, totaux journaliers) ne peuvent être modifiées ni supprimées après enregistrement. Toute correction laisse une trace horodatée, accessible à l'administration fiscale.
Les données sont protégées contre les manipulations externes par une clé de signature électronique et un hachage cryptographique appliqués à chaque transaction.
Les données sont conservées pendant 6 ans (3 ans accessibles immédiatement + 3 ans en archives), conformément à l'article L.102 B du Livre des procédures fiscales.
Les données archivées sont exportables au format normalisé (fichier des écritures comptables FEC) pour contrôle fiscal.
Filiale du groupe AFNOR, certificateur historique de la marque NF525. Le logo NF525 apposé sur les documents commerciaux et les tickets atteste de la certification Infocert.
Laboratoire National de Métrologie et d'Essais, organisme d'État. Une certification LNE offre le même niveau de garantie juridique que la certification Infocert auprès de l'administration fiscale.
14 févr. 2025
Loi de finances 2025 (art. 43) : suppression annoncée de l'attestation individuelle d'éditeur
19 févr. 2026
Loi de finances 2026 (art. 125) : suppression annulée — l'attestation d'éditeur redevient une preuve valable (BOFiP 25 mars 2026)
Depuis 2026
Régime dual : certificat NF525 (Infocert) / LNE ou attestation d'éditeur — le certificat reste la preuve la plus solide
19 février 2026
1er septembre 2026 ★
1er septembre 2027
La question revient dans tous les commerces du 974, et la réponse est la même partout : aucun texte n'impose d'avoir une caisse enregistreuse. Ce qui est imposé, c'est que le système utilisé pour enregistrer les règlements — s'il y en a un — soit certifié. Un commerçant qui encaisse et note tout sur un carnet n'est pas hors-la-loi au titre de la NF525 ; il l'est au titre de ses obligations comptables, et il devient inaudible en cas de contrôle. Voici comment la règle tombe métier par métier.
Dès qu'un logiciel enregistre les additions et les règlements, il doit être certifié — que le service se fasse en salle, à emporter ou depuis un camion. Le format ambulant ne change rien : un food truck à Saint-Pierre est tenu aux mêmes obligations qu'une brasserie à Saint-Denis. Le point d'attention propre au métier est la modification d'addition (remise, annulation, transfert de table) : la certification impose que chaque correction reste tracée et inaltérable.
Solution restaurant, snack et food truck →Même règle, avec une difficulté en plus : le débit du matin. La conformité ne se juge pas sur la caisse seule mais sur la chaîne complète — caisse, balance qui pèse et envoie le prix, tickets. Si la balance édite elle-même le ticket de vente remis au client, elle entre dans le champ de la NF525 ; si elle ne fait qu'envoyer un poids à la caisse, c'est la caisse qui porte l'obligation.
Solution boulangerie et pâtisserie →Le métier encaisse peu de tickets mais des montants élevés, souvent avec des prestations vendues en forfait ou en carte de fidélité. L'obligation est identique : le logiciel qui enregistre les règlements doit être certifié, y compris quand il sert d'abord d'agenda de rendez-vous. Un logiciel de prise de rendez-vous qui encaisse est un logiciel de caisse au sens fiscal.
Solution coiffure et institut de beauté →Vendre sur un marché ne dispense de rien. Un commerçant qui encaisse à la main, sans aucun système, n'est pas concerné par la NF525 — il reste tenu à ses obligations comptables et de facturation. Dès qu'une caisse ou une tablette enregistre les ventes, la certification s'applique, marché ou pas. En pratique, le sujet se pose surtout avec la balance de marché : si elle imprime le ticket remis au client, elle relève de la NF525.
Balance forain et marché →Le statut n'a aucune incidence. Ce qui compte est l'assujettissement à la TVA : un auto-entrepreneur en franchise en base, qui ne facture pas de TVA, n'entre pas dans le champ de l'article 286-I-3 bis. Dès qu'il devient assujetti — dépassement du seuil, option volontaire — et qu'il utilise un logiciel pour enregistrer ses règlements, ce logiciel doit être certifié. C'est le passage à la TVA qui déclenche l'obligation, pas la taille de l'activité.
Ce sont les commerces les plus exposés, parce qu'ils cumulent les cas : un grand nombre de tickets, plusieurs taux de TVA sur le même ticket (8,5 % et 2,1 % à La Réunion), et souvent une balance reliée. La conformité y est aussi un outil de gestion : c'est la même donnée certifiée qui alimente les marges par rayon et l'inventaire.
Solution supérette et épicerie →Diagnostic sur site de la caisse existante (conformité NF525, ancienneté, état matériel, logiciel).
Choix du pack BRL adapté au métier — Mini, Standard, Pro ou Pro+.
Livraison, paramétrage, mise en service dans les 24 communes depuis Sainte-Marie.
Séances de formation sur site (au rythme du commerçant) et assistance technique incluses.
À La Réunion, la norme NF525 s'applique strictement comme en métropole — aucune dérogation locale n'existe. Le commerçant réunionnais doit toutefois composer avec plusieurs spécificités :
L'import d'une caisse depuis la métropole demande 3 à 6 semaines en moyenne pour un commerçant qui se fournirait directement, sans compter les délais douaniers.
Le matériel installé en zone tropicale (humidité, chaleur, salinité littorale, cyclones) doit être adapté ou stocké/installé dans des conditions tenant compte de ces contraintes.
Un fournisseur national avec hotline en métropole n'intervient pas physiquement à La Réunion. Une panne de caisse paralyse l'activité d'un commerce ; le délai de SAV est critique.
Le logiciel de caisse doit être paramétré au taux de TVA spécifique (8,5 %) au lieu de 20 % métropole — paramétrage natif sur les caisses BRL.
BRL Informatique, basée à Sainte-Marie, forte de 15 ans de métier, intervient dans les 24 communes sous 72 heures, avec stock local de matériel certifié NF525 et paramétrage TVA DOM par défaut.
En savoir plus sur BRL →NF525 est la certification française qui atteste qu'un logiciel ou un système de caisse respecte les 4 obligations fiscales de l'article 286-I-3 bis du CGI : inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des données d'encaissement.
Pas automatiquement. La conformité dépend de l'éditeur du logiciel et de sa démarche de certification Infocert ou LNE. La vérification s'effectue sur le ticket Z, dans la documentation du logiciel ou auprès de l'éditeur. Un audit BRL gratuit permet de trancher.
Infocert (filiale AFNOR) délivre la marque NF525. Le LNE (Laboratoire National de Métrologie et d'Essais) délivre une certification équivalente. Les deux organismes offrent le même niveau de garantie auprès de l'administration fiscale.
L'obligation de conformité (article 286-I-3 bis du CGI) est en vigueur depuis 2018. Ce qui a changé récemment : la loi de finances 2025 avait supprimé l'attestation individuelle d'éditeur, puis la loi de finances 2026 (art. 125, 19 février 2026) l'a rétablie. Deux preuves sont donc acceptées : le certificat NF525 (Infocert) ou LNE, et l'attestation d'éditeur — le certificat d'organisme accrédité restant la preuve la plus solide, c'est celle que BRL fournit.
Non. Les caisses mécaniques traditionnelles ne respectent pas, par construction, les obligations électroniques d'inaltérabilité et de hachage cryptographique. Le remplacement par une caisse tactile certifiée est nécessaire.
Oui. Le ticket Z (clôture journée) doit mentionner le numéro de certification NF525 (Infocert) ou LNE. Si cette mention est absente, la conformité n'est probablement pas assurée.
6 ans : 3 ans accessibles immédiatement et 3 ans en archives, conformément à l'article L.102 B du Livre des procédures fiscales.
Oui, à condition que le modèle exact dispose d'un certificat NF525 ou LNE actif et que le numéro de série soit inclus dans le périmètre de certification. Vérification possible auprès de l'éditeur.
Oui, à condition que le système garantisse l'inaltérabilité (hachage cryptographique) et propose un archivage normalisé exportable au format FEC pour contrôle fiscal.
L'article 1770 duodecies du CGI prévoit une amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse concerné, renouvelable à chaque contrôle, cumulable si plusieurs caisses sont concernées.
Uniquement si la balance édite un ticket de vente fiscal pour le client (cas des balances-caisses type BM5). Une balance simple de contrôle de poids ou une balance étiqueteuse n'est pas concernée par NF525 — elle relève uniquement de la métrologie légale. Voir page conformité métrologique balance.
NF525 certifie le logiciel de caisse (ticket fiscal, inaltérabilité, archivage 6 ans). La facturation électronique (Factur-X via plateforme agréée) concerne les factures B2B entre entreprises, avec calendrier distinct (réception 1er sept 2026, émission TPE/PME 1er sept 2027).
Non. L'obligation porte sur l'assujettissement à la TVA française. Tout commerçant assujetti à la TVA en France (y compris à La Réunion) doit utiliser une caisse certifiée si elle enregistre des règlements.
Oui. Les caisses BRL sont certifiées NF525 par Infocert et nativement compatibles facturation électronique au format Factur-X.
Oui. BRL Informatique se déplace dans les 24 communes 974 pour auditer la conformité d'une caisse existante et proposer, le cas échéant, une mise en conformité adaptée au métier. Demande via le formulaire de devis ou au 0262 07 70 70.
Non, aucun texte n'impose d'avoir une caisse enregistreuse, quel que soit le statut. Ce qui compte est l'assujettissement à la TVA : un auto-entrepreneur en franchise en base n'entre pas dans le champ de l'article 286-I-3 bis du CGI. Dès qu'il devient assujetti et qu'il utilise un logiciel pour enregistrer ses règlements, ce logiciel doit être certifié NF525 ou LNE.
Non. Un forain qui encaisse à la main, sans aucun système d'enregistrement, n'est pas concerné par la NF525 — ses obligations comptables et de facturation restent entières. Dès qu'une caisse, une tablette ou une balance imprimant le ticket de vente entre en jeu, la certification s'applique, sur un marché comme en boutique.
Non : la loi n'impose pas l'appareil, elle impose que le système d'enregistrement des règlements soit certifié quand il existe. C'est l'édition d'un ticket de vente fiscal ou l'enregistrement d'un total journalier qui déclenche l'obligation, pas le fait de tenir un commerce. En pratique, tout commerce de détail assujetti à la TVA qui encaisse plusieurs dizaines de clients par jour utilise un système de caisse, et se retrouve donc dans le champ.
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